Français et renoncement aux soins dentaires

    Les français et le renoncement aux soins dentaires

    De nombreuses mesures ont été prises et cependant, selon une enquête de la CPAM (Assurance maladie), plus de 25% des français assurés sociaux ont renoncé aux soins dentaires en 20016 en France. L’enquête a été dirigée par l’Odenore et commanditée par la Caisse primaire d’assurance maladie. 29 000 Français qui se sont rendu dans leur CPAM ont été sondées. 26,5% de ses Français ont expliqué avoir renoncé au moins une fois à se faire soigner chez le dentiste au cours de la dernière année. Les patients Français interrogés disent que la raison principale de ce renoncement à 59% est le reste à charge trop élevé sur les soins dentaires et à 32% l’avance de frais impossible à faire. Les délais de rendez-vous trop longs chez les dentistes ou le manque de disponibilité des médecins ne sont responsables que dans respectivement 12% et 11% des cas. Près de 80% des Français qui ne se soignent pas sont cependant couverts par une complémentaire santé, dont 20% par la CMU-C.

    Quels soins dentaires font l’objet d’un renoncement

    Les soins auxquels les patients renoncent le plus fréquemment sont les prothèses dentaires (couronnes dentaires et bridges) pour 39% des Français interrogés, puis les soins dentaires conservateurs pourtant soumis à des tarifs régulés pour 34% des sondés, viennent ensuite les consultations de spécialistes, l’ophtalmologie et les lunettes. Une dernière réforme est au cœur des débats en cette année 2017: il s’agit du règlement arbitral organisant les rapports entre les chirurgiens-dentistes libéraux et l’Assurance Maladie, proposé par Bertrand Fragonard et validé par Marisol Touraine, alors ministre de la santé, le 9 mars 2017. Cet arbitrage avait été mis en place le 7 février 2017 suite à l’échec des négociations entre le ministère de la Santé, l’Assurance Maladie et les syndicats dentaires (les deux principaux sont la FSDL, Fédération des Syndicats Dentaires Libéraux, et la CNSD).

    Soins dentaires trop cher en France et renoncement, comment faire ?

    L’objectif premier est de réduire la part de renoncement aux soins dentaires en diminuant le reste à charge des patients Français sur les prothèses dentaires. Cette réforme a pour objectif de plafonner le tarif des prothèses dentaires, et de revaloriser les tarifs de certains soins courants considérés comme sous évalués depuis des années par les syndicats dentaires. L’une des principales promesses du président actuel Emmanuel Macron lors de sa campagne pour les élections de 2017 était même de faire passer le reste à charge sur toutes les prothèses dentaires à zéro. L’actuelle ministre de la Santé, Agnès Buzyn, a reporté l’entrée en vigueur de ce règlement arbitral, initialement prévue en 2018, au 1er janvier 2019, pour permettre aux partenaires conventionnels de négocier un nouvel accord d’ici là.

    Le tourisme dentaire comme solution au renoncement des Français aux soins dentaires

    Pourtant, avec toutes les mesures mises en place en France récemment, chaque année des milliers de patients Français renoncent aux soins dentaires pour des raisons financières. Ces patients sont les plus intéressés par le tourisme dentaire en Hongrie. Depuis 2010, une autre alternative s’offre aux patients Français qui renoncent aux soins dentaires réalisés auprès de dentiste libéraux. Les cliniques dentaires low-cost se multiplient en France et proposent un ensemble de soins à des tarifs plus bas que dans les centres dentaire libéraux. La question de la qualité des soins dentaires low-cost se pose au sein de ces centres dentaires dont certains ont été fermé à la suite de problèmes rencontrés sur la qualité des soins dentaires réalisés.